Interview : Alexandre Thuriot, de développeur à architecte SEO

Interview : Alexandre Thuriot, de développeur à architecte SEO

On vous présentait il y a peu un métier émergeant du SEO : celui d’architecte SEO. Zoom aujourd’hui sur l’un de ses représentants, Alexandre Thuriot. En charge depuis décembre 2013 de la stratégie de référencement de sites spécialisés dans le cashback et les codes promos, il était auparavant informaticien. L'occasion d'en savoir plus.

Comment êtes vous passé du développement à architecte SEO ?

Je suis arrivé sur le marché de l’emploi avec un bagage essentiellement technique. Je me suis spécialisé dans les technologies web, Open source et JAVA JEE, un langage défini pour créer un site internet ou un serveur de toutes pièces. Après avoir travaillé un an sur des applications Intranet au sein de la Banque de France, j’ai rejoint RTLnet, qui me proposait de participé à l’évolution de la plateforme technique en JAVA.

Durant un peu plus de 3 ans, j’ai eu l’occasion de développer sur des sites à forte audience (RTL.fr ou FunRadio.fr). Dans une stratégie de croissance nous avons fait appel à un prestataire en référencement naturel pour accroitre le trafic. Etant le référent technique qui implémentait les recommandations SEO, j’ai pris goût au monde du référencement. La frontière entre le développement et le web marketing s’est alors peu à peu estompée. Cette passion croissante pour le SEO m’a forcé à revoir ma façon de développer : j’ai par exemple appris à analyser via Google Analytics les impacts des évolutions techniques et éditoriales.

J’ai continué en tant que responsable SEO chez le comparateur d’assurance lesfurets.com. Un secteur très concurrentiel, d’autant qu’il est réduit sur les mots clés. Depuis décembre 2013, je suis  architecte SEO chez Plebicom, qui conçoit des solutions et multi-canal de conquête, fidélisation et monétisation.
 Questions à alexandre thuriot architecte seo

Est-il nécessaire de savoir coder pour devenir architecte SEO ?

Même si le contenu reste essentiel en référencement, je pense amener un œil différent. Connaître le développement me permet d’être plus à l’aise et de mettre assez souvent les « mains dans le cambouis ».

A l’inverse des rédacteurs qui maitrisent la valorisation de leur contenu, les développeurs s’intéressent très peu au côté web sémantique d’une page HTML. Il n’y a qu’à regarder le nombre de sites Internet qui possède des centaines d’erreurs W3C. C’est pourtant un standard facile à analyser et respecter. Le fait d’être moi-même développeur est aussi un plus pour les formations que je peux donner aux développeurs.

Dans un marché hyper concurrentiel, en constante évolution, il est aussi important de valoriser un contenu de qualité que d’optimiser la crawlabilité de son site. La vision technique de mon métier doit être un moyen de se différencier.

Quelles sont les différences entre les référenceurs techniques et les SEO à profils éditoriaux ?

Je trouve cela réducteur de chercher à opposer les référenceurs éditoriaux et les référenceurs techniques. J’observe aussi en agence des profils de référenceurs netlinking. Il y a de la place pour tout le monde. Chacun utilise juste des stratégies différentes.

Si le contenu reste roi, les critères techniques semblent avoir de plus en plus d’importance pour Google. Avoir un contenu pertinent et unique peut s’acheter, avoir un site performant et travailler avec une importante volumétrie de pages nécessite obligatoirement d’accéder à la technique pour rationaliser et automatiser des traitements. Peu de responsables SEO possèdent dans leur équipe une capacité importante de production de contenu. D’autant qu’il est nécessaire pour Google de proposer assez fréquemment des mises à jour. Et malheureusement, je constate encore trop souvent que certains sites produisent de la ‘soupe SEO’ pour Google. Il ne faut pas oublier qu’une page web est dédiée à un internaute !


 

 

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